Œuvres spoliées

Le grand pillage de la Seconde Guerre Mondiale

Plus de 600 000 œuvres ont été volées par les nazis. Les plus grands maîtres furent victimes de cette déportation : Michel-Ange, Raphaël, Vermeer, Klimt, Cézanne, Picasso, Matisse, et d’autres.

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Synopsis

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les nazis ont accumulé un véritable trésor : plusieurs millions d’objets, quelques centaines de milliers d’œuvres d’art. Ce pillage, le plus grand de l’histoire de l’humanité, visait les marchands et les collectionneurs juifs, mais aussi toutes les œuvres que les nazis souhaitent acquérir pour leurs collections.

 

L’exposition est historique et inédite, elle met en lumière une sélection d’œuvres spoliées par les nazis :

–     L’histoire de chaque œuvre, depuis sa spoliation jusqu’à son éventuelle restitution

–     Une architecture qui fait écho à des lieux emblématiques de l’holocauste

–     Une reconstitution 3D du Cabinet des Martyrs, la salle dédiées aux œuvres dégénérées

 

Une exposition sous le commissariat de Marc Mazurovsky et Ori Soltes, directeurs du  Holocaust Art Restitution Project.


Presentation

Deux caractéristiques en particulier se distinguent lorsque l’on examine même un petit échantillon des biens culturels principalement pillés par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale,. Le premier est l’efficacité et l’efficience des mécanismes de pillage nazis; L’ERR d’Alfred Rosenberg (Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg) n’était qu’un des fils du réseau de cooperation et de collaboration extraordinaires, émanant d’espions ou de sympathisants nazis, mais aussi de marchands et de professionnels de musées.

 

La seconde est la diversité des intrigues secondaires dans la narration du pillage et de ses conséquences. Qu’est-ce qui a été pris? et comment, quand, où? Quel était le destin, à court terme et à long terme des objets donnés? pris et repris, pris et finalement restitué, repris et disparus, jamais (jusqu’à ce moment, au moins) revus, pris, mais sans propriétaires ou héritiers survivants connus pour faire valoir une réclamation, pris d’individus obscurs ou pris dans des collections d’individus ou d’institutions connus – ou dans le cas d’objets cérémoniels, de synagogues et de communautés juives détruites avec succès par les nazis…

 

En partie à cause des traumatismes occasionnés par la guerre et des persécutions, des cruautés et des épreuves qu’elle entraînait, la plupart des survivants de l’Holocauste, dans les années qui ont immédiatement suivi la fin de la guerre, ne se sont pas concentrés sur la récupération de leurs biens pillés. Ils ne voulaient pas revivre les années les plus horribles des vies de leurs familles. Ils voulaient aller de l’avant, s’en construire des nouvelles. Ce n’est qu’après suffisamment de temps que certains ont commencé à réfléchir et à se demander ce qu’était advenu de ces peintures qui étaient sur le mur de leurs grand-pères.

 

Adapté des mots des conservateurs.